À bord de la Citroën GS Basalte : quand la voiture populaire se pare de détails qui font la différence

Hugo Vasseur 05 juillet 2026 19 min de lecture

En bref

  • Citroën GS Basalte : première série limitée officielle de la GS, présentée le 5 avril 1978, produite à environ 2 000 exemplaires (dont 1 800 pour la France).
  • Une voiture populaire de cœur de gamme qui comble l’écart entre 2CV/Ami/Dyane et DS, sans recopier le style des autres modèles : un cas d’école de design automobile « maison ».
  • Signature visuelle : robe noire, bandes rouges latérales, marquage Basalte sur le capot, jantes/enjoliveurs façon Pallas, vitres teintées et toit ouvrant selon dotation.
  • Technique de la Citroën GS : 4 cylindres à plat 1 222 cm³, 65 ch DIN, 4 freins à disque et surtout suspension hydropneumatique : l’innovation en bleu de travail, pas en vitrine.
  • En 2026, la cote reste contrastée : une GS saine se trouve souvent entre 3 000 et 5 000 €, une Basalte plutôt entre 7 000 et 10 000 €, rareté oblige.

Pourquoi la Citroën GS Basalte raconte une autre idée de la voiture populaire

Une Citroën GS se reconnaît au premier coup d’œil, comme une silhouette découpée au canif dans un carton d’emballage d’époque. La Basalte, elle, ajoute ce petit décalage qui fait lever un sourcil : noir profond, bandes rouges qui longent les flancs, et ce nom Basalte posé comme un tampon d’atelier au bout du capot. Rien d’ostentatoire, mais suffisamment de détails pour qu’un voisin, même peu porté sur l’automobile française, comprenne qu’il ne s’agit pas d’une GS ordinaire.

Le contexte compte. Quand la GS apparaît au tournant des années 70, Citroën fait un grand écart presque gênant entre les petites bicylindres (2CV, Ami, Dyane) et la DS, paquebot de route qui impose sa logique et son budget. La GS vient occuper le ventre mou du marché, celui où les familles veulent une voiture rationnelle sans renoncer à une forme d’élégance. Le tour de force, c’est que Citroën ne fabrique pas une « petite DS » ni une « grosse Ami » : le trait, porté par l’équipe de Robert Opron, assume une modernité tendue, sans l’excentricité d’une Ami 6, et sans la majesté un peu intimidante d’une DS.

La série limitée Basalte arrive en avril 1978, à une période où l’idée même de série spéciale n’a pas encore envahi les vitrines. Aujourd’hui, le marché vit au rythme de finitions à autocollants, comme on poserait un galon sur une vareuse. À la fin des années 70, c’est moins automatique : une série limitée doit justifier son existence, et la Basalte, justement, le fait avec une vraie identité de style. Elle restera d’ailleurs un cas à part dans l’histoire de la GS : une seule série de ce genre sur la carrière, alors que la GSA en connaîtra plusieurs ensuite.

Le fil conducteur, pour comprendre la Basalte, passe par une idée simple : Citroën sait vendre une voiture populaire sans la rendre banale. Dans un village de Bourgogne comme dans une zone industrielle de périphérie, une GS raconte une époque où l’ingénieur avait encore voix au chapitre, et où le bureau de style n’était pas condamné à dessiner des copies conformes. Cette Basalte, produite à environ 2 000 exemplaires, rappelle qu’une diffusion modeste peut suffire à créer une aura durable, à condition que les choix soient cohérents et lisibles. Insight final : une série limitée n’a de sens que si elle prolonge l’esprit du modèle, au lieu de le déguiser.

Des détails extérieurs Basalte qui signent le design automobile sans surjouer

Le regard se fixe d’abord sur l’avant. La GS de la fin des années 70 adopte cette calandre à barrettes chromées sur fond sombre, encadrée par des optiques à la forme singulière. Il y a dans ces phares quelque chose d’italien dans le dessin, presque une parenté d’esprit avec certaines Fulvia carrossées chez Zagato, et l’on comprend pourquoi l’idée de signature lumineuse a ensuite irrigué la Citroën CX. Sur la Basalte, l’avant prend du relief : essuie-glaces de phares, antibrouillard sous le pare-chocs, et ce marquage rouge « Basalte » posé à l’extrémité du capot, comme une étiquette d’outillage soigneusement alignée.

Le profil, lui, porte la déclaration la plus franche. Les bandes rouges, plus larges en descendant vers les bas de caisse, jouent un rôle de trompe-l’œil : la voiture paraît plus posée, plus longue, presque plus « sérieuse ». Le noir intégral n’est pas un simple choix de catalogue : il conditionne la lecture de l’auto. Une GS claire se fond dans le trafic d’époque ; une Basalte noire, même au milieu d’une file de berlines, ressemble à une pièce rapportée, comme un tablier de forgeron au milieu de chemises blanches.

Deux marqueurs méritent qu’on s’y attarde. D’abord les roues : la Basalte récupère des éléments de présentation associés à la finition Pallas, et cela se voit au premier regard, car une jante ou un enjoliveur bien choisi change la posture d’une voiture. Ensuite, l’équipement plus discret : vitres teintées et toit ouvrant (selon configuration) ancrent la série dans une idée de confort valorisant, sans tomber dans la surcharge. La Basalte n’empile pas, elle sélectionne.

À l’arrière, la pudeur revient. Une inscription Basalte apparaît à gauche, et la malle rappelle un point important : la GS n’a pas de hayon. La lunette est fixe, et l’on comprend mieux pourquoi la GSA, plus tard, viendra répondre à cette attente pratique. On remarque aussi que la GS n’exhibe pas encore cette fameuse lunette arrière « bulle » qui deviendra un motif récurrent chez Citroën (SM, CX, puis des silhouettes plus tardives chez d’autres marques françaises). Ici, c’est net, propre, fonctionnel.

Pour fixer les idées, rien ne vaut une lecture synthétique des détails qui définissent une Basalte authentique. Le piège, en 2026, c’est qu’un jeu de bandes et un pot de peinture peuvent fabriquer un mirage ; l’important est d’identifier ce qui relève d’une cohérence d’origine. Insight final : la Basalte prouve qu’un style fort peut tenir en quelques choix justes, à condition qu’ils soient irréversibles dans la perception.

Checklist d’authentification visuelle avant achat

  • Peinture noire et bandes rouges aux proportions cohérentes (attention aux refabrications approximatives).
  • Marquage Basalte sur le capot et rappel à l’arrière (selon présentation d’origine).
  • Essuie-glaces de phares et antibrouillard installés proprement, avec faisceau et commandes cohérents.
  • Éléments de présentation type Pallas (roues/enjoliveurs) conformes à l’époque.
  • Vitres teintées et toit ouvrant si présents : vérifier qualité d’intégration et absence de découpe maladroite.

Pour ancrer ces détails dans une culture visuelle commune, quelques archives vidéo aident à replacer la GS dans son époque, entre communication constructeur et prises de vues contemporaines des rassemblements.

Intérieur voiture : ambiance Basalte, ergonomie Citroën, et cette drôlerie très sérieuse

Ouvrir la porte d’une Basalte, c’est passer d’un noir ponctué de rouge à un rouge qui assume sa présence. L’intérieur voiture ne fait pas semblant : sellerie spécifique, panneaux de porte accordés, et une atmosphère qui rappelle les années où l’on osait les tissus comme on ose un papier peint. La Basalte n’a pas besoin d’un badge partout ; elle se reconnaît à la cohérence des matières. Les exemplaires les plus soignés conservent même l’autoradio d’époque, avec ses commandes dont la teinte répond aux accents rouges de l’habitacle.

Le poste de conduite reste celui d’une Citroën GS : cette logique Citroën faite de solutions à part, qui semblent d’abord exotiques puis deviennent évidentes. Le volant monobranche, moulé comme une pièce de mobilier, impose une vue dégagée sur l’instrumentation. Le frein à main au tableau de bord, à droite du volant, fait partie de ces décisions qui surprennent l’habitué des berlines plus conventionnelles ; sur la durée, cela se manipule avec une aisance de menuisier qui connaît la place exacte de chaque outil.

L’instrumentation, elle, raconte une époque où la lisibilité prime sur le spectaculaire. À gauche, une zone de voyants avec la jauge à carburant ; au centre, le compteur de vitesse et l’odomètre, avec un bouton de remise à zéro du journalier planté au milieu, comme une cheville en bois dans une planche. Le compte-tours, gradué haut, rappelle que le moteur aime vivre au-dessus du régime de promenade. À droite, la montre, détail de civilité : la voiture populaire, oui, mais pas l’oubli du temps.

À l’arrière, la Basalte ne punit pas. Les sièges avant creusés libèrent de l’espace aux genoux, et l’accoudoir central donne à la banquette un air de salon modeste. Les appuie-tête, encore loin d’être universels à la fin des années 70, ajoutent un vrai supplément de confort, au sens littéral : le corps se pose, la route devient un tapis moins agressif.

Une anecdote revient souvent chez les amateurs de séries spéciales Citroën : certains propriétaires recevaient des autocollants d’initiales à poser sur la porte conducteur, et un « brevet » nominatif attestant l’authenticité et le numéro de série de la Basalte. Ce genre de papier, aujourd’hui, vaut surtout pour ce qu’il raconte : une marque qui, avant la déferlante des éditions « anniversaires », cherchait déjà à fabriquer un lien personnel. Insight final : la Basalte se vit autant par la texture de son habitacle que par ses bandes extérieures, et c’est là que la série limitée cesse d’être un simple décor.

Pour replacer l’ambiance de bord et l’ergonomie Citroën dans une iconographie plus large, il est utile d’aller voir des vidéos de détails sur la GS et ses particularités d’habitacle.

Innovation technique de la Citroën GS Basalte : le quotidien amélioré, pas la fiche de pub

La Basalte n’est pas une version « performance ». Son intérêt mécanique vient d’ailleurs : elle repose sur l’architecture GS, déjà singulière face aux concurrentes de l’époque. Là où les Renault 5, Simca 1100 et consorts jouent la carte de la simplicité, la GS apporte une sophistication inhabituelle pour une voiture populaire de milieu de gamme. Le cœur du sujet, c’est une philosophie : investir dans ce qui se ressent tous les jours, plutôt que dans un chiffre de puissance.

Le moteur, d’abord. Citroën choisit un 4 cylindres à plat refroidi par air, montage longitudinal avant, qui donne cette sonorité particulière, plus proche d’une mécanique à plat allemande que du bicylindre de 2CV, même si une parenté de timbre subsiste. Sur la Basalte de 1978, la cylindrée est de 1 222 cm³, avec un carburateur double corps sur certaines configurations, pour une puissance annoncée à 65 ch DIN à 5 750 tr/min et un couple de 91 Nm à 3 500 tr/min. Le chiffre qui compte autant que le reste, c’est le poids : autour de 1 005 kg relevés sur des autos en ordre de marche, ce qui place la GS dans une zone où chaque cheval compte, même s’il faut aller le chercher dans les tours.

La transmission, ensuite : traction avant, boîte manuelle 4 rapports. Ce détail explique beaucoup du ressenti moderne : sur voie rapide, à 110, le moteur est présent, et la consommation suit la cadence. Une GS ne se conduit pas comme une berline longue démultipliée ; elle demande une main qui travaille, comme sur une machine-outil : on choisit le rapport, on accepte le régime, et l’auto avance sans drame.

Le freinage est un autre chapitre important. Quatre disques, ce n’est pas anodin à l’époque sur ce segment. À l’avant, les disques sont accolés à la boîte, choix technique qui influe sur les masses non suspendues et participe au comportement. Le toucher de pédale ne prétend pas imiter une voiture contemporaine, mais l’efficacité est réelle, et surtout cohérente avec le châssis.

Enfin, la pièce maîtresse : la suspension hydropneumatique. Sur GS, Citroën fait descendre une technologie de haut de gamme dans un modèle plus accessible. Le système évolue par rapport à la DS, avec notamment un travail sur l’anti-plongée au freinage. Sur route dégradée, la GS donne cette impression de flotter juste au-dessus du relief, comme un rabot bien affûté qui suit la fibre du bois au lieu de la contrarier. Insight final : la Basalte n’ajoute rien à la technique, mais elle met en valeur une base déjà audacieuse, et c’est souvent le meilleur service rendu à l’innovation.

Tableau technique et repères d’usage (données 1978, lecture 2026)

Élément Citroën GS Basalte (1978) Ce que cela implique au volant / à l’atelier
Architecture moteur 4 cylindres à plat, longitudinal avant Centre de gravité bas, accès mécanique spécifique, sonorité typée air-cooled
Cylindrée / alimentation 1 222 cm³, carburateur double corps Réglages carburation sensibles ; démarrages à froid demandent un starter bien compris
Puissance / couple 65 ch DIN à 5 750 tr/min / 91 Nm à 3 500 tr/min Caractère « dans les tours » ; reprises modestes en 4e, conduite active
Boîte Manuelle 4 rapports Régime élevé sur voie rapide, bruit présent, consommation en hausse si rythme soutenu
Freinage 4 disques (AV accolés à la boîte) Endurance honnête ; entretien rigoureux (flexibles, étriers, purge) indispensable
Suspension Hydropneumatique Confort supérieur sur route bosselée ; contrôle fuites, sphères et hydraulique à prévoir
Performances mesurées Vmax env. 156 km/h ; 0-100 km/h env. 15,4 s Rythme suffisant sur réseau secondaire ; dépassements à préparer
Consommation observée Mixte env. 8,5 L/100 ; soutenue env. 11 L/100 Le régime coûte à la pompe ; un allumage et une carburation propres font la différence

Au volant aujourd’hui : confort hydropneumatique, moteur à cravacher, et une logique de conduite qui s’apprend vite

Contact, starter, et ce quatre cylindres à plat se met en route avec un bruit qui n’essaie pas de plaire : il s’annonce, point. À froid, le geste compte ; l’auto rappelle qu’elle a été pensée à une époque où l’on savait démarrer une mécanique comme on allume un poêle, en respectant son rythme. Une fois stabilisée, la GS se conduit avec une simplicité presque déroutante, à condition d’accepter son principe de base : ce n’est pas le couple qui tire, c’est le régime qui travaille.

En ville, la surprise vient de la maniabilité. La GS paraît plus longue qu’une Renault 5, mais elle se faufile sans l’impression de traîner une remorque. La visibilité, typique des années 70, bénéficie de montants fins et d’une surface vitrée généreuse ; on comprend pourquoi tant de conducteurs passaient leurs journées au volant sans sortir avec les épaules en béton. Les commandes, elles, demandent une petite acclimatation : frein à main au tableau, ergonomie Citroën, et un poste de conduite qui ne cherche pas à ressembler au voisin.

Sur route, le moteur demande de l’attention. Passer un rapport trop tôt « coupe » l’élan, et l’on se retrouve à attendre une reprise qui met du temps à arriver, surtout en 4e. À l’inverse, en le laissant prendre ses tours, la voiture avance avec une honnêteté mécanique : pas d’effet spectaculaire, juste une traction continue. L’absence de cinquième se fait sentir sur voie rapide, où le régime grimpe et où le niveau sonore s’installe. C’est là que la Basalte rappelle sa place : une compacte familiale de son temps, pas une grande voyageuse conçue pour avaler des centaines de kilomètres au silence.

Le chapitre qui change tout, c’est le confort. L’hydropneumatique donne cette façon unique d’absorber les raccords, les compressions, les bosses mal réparées. La GS n’efface pas les ralentisseurs modernes trop hauts, mais elle traite la route ordinaire avec une douceur de coussin bien rembourré. En virage, la caisse reste étonnamment posée ; sans attaquer comme en spéciale de rallye, le conducteur sent une stabilité saine. Le freinage, avec ses disques, suit : efficace, endurant, et suffisamment progressif pour inspirer confiance.

Pour illustrer ce que cela peut représenter au quotidien, prenons un cas concret : un propriétaire qui habite à la campagne et traverse chaque semaine une portion de départementale bosselée pour rejoindre une petite ville. Dans une compacte classique des années 70, les suspensions et les sièges finissent par fatiguer le corps ; dans une GS, la route devient un relief moins agressif. Le bénéfice est simple, presque domestique : arriver moins froissé, et garder le plaisir de conduire une automobile française au caractère technique affirmé. Insight final : la GS Basalte se comprend en roulant, parce qu’elle transforme la contrainte routière en matière plus douce, et c’est exactement ce que Citroën savait faire.

Achat et marché en 2026 : rareté Basalte, cote GS, et pièges d’entretien à connaître

Trouver une GS à essayer est déjà moins évident qu’il y a quinze ans, pour une raison qui ne relève ni du romantisme ni de la nostalgie : l’entretien n’a pas toujours été suivi. Beaucoup ont vécu une seconde moitié de carrière en troisième main, avec des réparations au minimum vital, puis un stockage au fond d’un garage humide. Résultat : le marché présente un contraste net entre autos « survivantes » et autos réellement saines. Pour la Basalte, la rareté joue encore plus fort : avec environ 2 000 exemplaires produits, dont 1 800 destinés au marché français, les annonces sont espacées, et les bons exemplaires partent vite.

La cote observée en 2026 se lit en deux colonnes. Une Citroën GS en bel état d’usage, avec hydropneumatique fonctionnelle, structure saine et mécanique correctement réglée, se situe souvent entre 3 000 et 5 000 €. La Basalte, parce qu’elle a davantage été bichonnée et parce qu’elle est objectivement rare, se négocie plutôt entre 7 000 et 10 000 €, parfois davantage si l’auto est restaurée avec soin et conserve ses attributs d’origine (sellerie, éléments de présentation, accessoires, documents). La mise en perspective est importante : en 1978, la Basalte ne se vendait pas comme un produit spéculatif, mais comme une série de présentation ; c’est le temps qui transforme une finition en objet de recherche.

L’achat se joue à l’atelier, pas sur la photo. La corrosion reste l’ennemi principal : bas de caisse, planchers, passages de roues, et tout ce que les bandes décoratives peuvent masquer. La mécanique, elle, est rarement une source de drames si elle est entretenue ; mais un moteur qui tourne mal sur une auto devenue chère est une mauvaise nouvelle, car la remise au carré (allumage, carburation, compression, étanchéité) exige du temps et des pièces de qualité. Les périphériques, notamment, racontent la vie de l’auto : faisceau bricolé, durites fatiguées, ou commandes ajoutées sans logique.

Le point le plus coûteux, et souvent le plus mal compris, reste l’hydropneumatique. Un test simple permet de se faire une idée : après l’arrêt, une voiture qui redescend trop vite n’annonce rien de bon. La réfection du circuit, des sphères aux organes hydrauliques, peut coûter autant que sur une DS ou une SM, même si la GS était vendue comme une voiture populaire. Autrement dit, le prix d’achat ne protège pas des réalités techniques.

Pour éviter de transformer une Basalte en gouffre financier, une méthode d’achat fonctionne bien : documenter, vérifier, puis négocier sur des faits. L’auto doit être jugée comme une GS d’abord, et comme une Basalte ensuite. Insight final : la série limitée valorise l’auto, mais la santé de base reste la seule chose qui permette d’en profiter longtemps.

Comment reconnaître une Citroën GS Basalte authentique ?

Une Basalte authentique combine une présentation extérieure spécifique (peinture noire et bandes rouges, marquages Basalte, équipements comme essuie-glaces de phares et antibrouillard selon dotation) et un intérieur cohérent (sellerie et panneaux de porte assortis). En complément, la présence de documents d’époque (brevet d’authenticité, éléments nominaux remis au propriétaire) renforce la crédibilité, mais c’est l’ensemble cohérent qui compte.

La Citroën GS Basalte est-elle différente mécaniquement d’une GS classique ?

Non, la Basalte est une série limitée de présentation basée sur une finition de gamme (souvent rapprochée de la GS Club) et conserve la base technique GS : 4 cylindres à plat 1 222 cm³, boîte manuelle 4 rapports, traction avant, 4 freins à disque et suspension hydropneumatique. Son intérêt vient surtout des détails de style et de dotation.

Quels sont les points à contrôler en priorité avant achat ?

En priorité : corrosion structurelle (planchers, bas de caisse, passages de roues), état et fonctionnement de l’hydropneumatique (fuites, tenue en hauteur après arrêt, comportement), qualité de la carburation/allumage (démarrage à froid, ralenti stable), et cohérence des équipements spécifiques. Une Basalte chère avec une hydraulique fatiguée peut rapidement dépasser le budget prévu.

Quel budget prévoir pour une GS Basalte en 2026 ?

Selon l’état et l’authenticité, une Basalte se rencontre souvent entre 7 000 et 10 000 € en 2026, parfois davantage pour un exemplaire restauré et complet. À comparer à une GS saine, souvent entre 3 000 et 5 000 €. Le coût potentiel d’une remise en état de l’hydropneumatique et de la corrosion doit être intégré dès la visite.