En bref
- Epoqu’Auto 2025 se tient à Eurexpo Lyon-Chassieu du 7 au 9 novembre 2025, avec une nocturne le vendredi jusqu’à 22h pour étirer le plaisir (et le pas).
- La surface reste celle de l’édition précédente, mais le salon vise à nouveau le cap symbolique des 100 000 visiteurs, en jouant sur les horaires et la densité des plateaux.
- 11 plateaux côté autos (hors motos), des DS aux supercars youngtimers, avec un fil rouge patrimonial et des pièces qu’on n’aperçoit d’ordinaire qu’en photos jaunies.
- Un gros morceau “culture mécanique” : marques lyonnaises disparues, Ligier en compétition, BBM chez Autodiva, et un focus rallye sur la Peugeot 205 Turbo 16 pour ses 40 ans.
- Le nerf de la guerre reste la bourse aux pièces et les pros : 560 entreprises annoncées, de la restauration voiture à l’outillage, en passant par l’expertise et l’assurance.
- Trois ventes Osenat : motos le vendredi, youngtimers le samedi, collection le dimanche.
- Les infos pratiques à retenir : 16 € en prévente, billet 2 jours (nouveauté) à 30 €, gratuit -12 ans, et une garderie pour les 4–12 ans.
Epoqu’Auto 2025 à Lyon : horaires, tarifs et accès — les infos pratiques sans bavardage
Un événement automobile réussi, ce n’est pas seulement une affiche bien imprimée et deux chromes qui brillent sous les néons. C’est une logistique qui tient la route, des horaires qui ne transforment pas la visite en sprint, et une billetterie qui ne joue pas la comédie du “dernier clic”. À ce jeu-là, Epoqu’Auto 2025 s’appuie sur une recette éprouvée : le rendez-vous d’automne à Eurexpo, Lyon-Chassieu, où l’on vient autant pour les voitures anciennes que pour la conversation au bord d’un stand de pièces.
Le tempo est clair : vendredi 7 novembre de 9h à 22h (la fameuse nocturne), samedi 8 novembre de 9h à 19h, dimanche 9 novembre de 9h à 18h. La nocturne n’est pas un gadget : elle change la manière de parcourir le salon auto. Les collectionneurs pressés peuvent “dégrossir” le vendredi soir, repérer les stands à fort potentiel, puis revenir le samedi avec une liste courte et un stylo qui écrit encore.
Les tarifs en prévente donnent le ton : 16 € l’entrée adulte, 30 € l’entrée deux jours (nouveauté qui parle aux jambes et au dos), et gratuit pour les moins de 12 ans. Un détail qui n’en est pas un : le salon propose une garderie pour les 4 à 12 ans. Pour une famille, cela évite le classique dilemme “poussette contre pédalier”, et cela remet la visite au bon endroit : regarder, comprendre, discuter, sans surveiller toutes les dix secondes une fugue vers une sirène de camion.
Le lieu reste Eurexpo, avec son organisation en halls qui impose une stratégie simple : commencer par un angle (marque, époque, sport auto, utilitaires) et s’y tenir, faute de quoi la journée se termine avec des pieds en grève et la sensation d’avoir “tout vu” sans rien avoir regardé. Le salon ne grossit pas par rapport à l’édition qui avait déjà gagné environ 8 000 m² ; l’idée, cette fois, est plutôt d’offrir plus d’amplitude pour circuler, donc de lisser les flux et d’encaisser une fréquentation qui vise encore les 100 000 visiteurs.
| Rubrique | Détail | À retenir |
|---|---|---|
| Dates | Du 7 au 9 novembre 2025 | Week-end complet, idéal sur 2 jours |
| Horaires | Ven 9h–22h / Sam 9h–19h / Dim 9h–18h | Nocturne du vendredi pour visiter “au calme” |
| Lieu | Eurexpo, Lyon-Chassieu | Prévoir une vraie boucle par halls |
| Tarifs prévente | Adulte 16 € / 2 jours 30 € / -12 ans gratuit | Le billet 2 jours évite la visite au pas de course |
| Services | Garderie 4–12 ans | Utile pour une visite “longue distance” |
Pour un passionné qui vient avec une idée d’achat, les infos pratiques valent aussi pour le retour : un sac de documentation pèse vite, et la tentation d’acheter une pièce “rare” devient plus raisonnable quand le coffre est accessible sans jouer au Tetris. C’est là que se prépare la section suivante : le salon comme terrain d’expositions et de rencontres, pas seulement comme vitrine.
Expositions Epoqu’Auto 2025 : 11 plateaux autos pour voyager du Vert Printemps DS au Groupe B
Une exposition réussie ressemble à un bon moteur : chaque pièce a sa place, et l’ensemble raconte une histoire sans avoir besoin de panneau explicatif long comme un jour sans démarreur. Les expositions d’Epoqu’Auto 2025 s’articulent autour de 11 plateaux côté autos (hors espace motos), et l’intérêt n’est pas uniquement d’aligner de la tôle. L’intérêt, c’est la cohérence : pourquoi tel modèle est là, ce qu’il dit d’une époque, et ce qu’il déclenche chez ceux qui entretiennent encore un carnet d’entretien manuscrit.
DS : 70 ans, trois périodes, et des autos qui parlent “hydropneumatique” couramment
Impossible d’éviter la Citroën DS en 2025 : 70 ans après sa sortie, elle reste un morceau de France mécanique, avec ses solutions d’ingénieurs qui donnent l’impression que le bureau d’études avait posé un compas sur la table et décidé de dessiner autre chose que le voisin. Le plateau DS annonce 11 voitures pour balayer trois grandes périodes, du début à la fin de carrière. La narration commence fort avec une DS 19 Vert Printemps (1956) et se ferme avec une DS 20 Break Bleu Delta (1975). Deux couleurs, deux ambiances, et entre les deux tout un monde d’évolutions discrètes, de détails de planche de bord, de commandes, de finitions.
Les à-côtés valent le détour : une DS 21 Compétition châssis court sur le stand de l’IdéaleDS, la DS 21 Personnelle du Général de Gaulle annoncée sur la place des lumières, et une ID Analytique utilisée par Michelin pour des essais pneumatiques. Là, le visiteur comprend que la DS n’est pas qu’une ligne ; c’est une plateforme technique, un laboratoire roulant, parfois une voiture d’État, parfois un outil d’essais. Un même nom, plusieurs vies.
Le plateau rallye : 40 ans de Peugeot 205 Turbo 16, version “compétition uniquement”
Le rallye ne se raconte pas avec des adjectifs ; il se raconte avec des numéros d’évolution et des traces d’usage. En 2025, la Peugeot 205 Turbo 16 fête ses 40 ans et le salon met en avant cinq exemplaires sur la place des lumières, tous orientés course. Le programme annoncé est propre : Evo 1 Asphalte, Evo 1 Terre, Evo 2 Asphalte, Evo 2 Terre, plus une version Grand Raid en complément. Cela évite l’écueil du “rallye décoratif” et replace l’auto dans son contexte : une machine conçue pour gagner, modifiée pour survivre, puis conservée comme on conserve un outil de précision.
Youngtimers et supercars : quand les années 90 entrent au musée sans enlever leurs chaussures
Le plateau Youngtimers, monté avec le Coligny Car Museum et les organisateurs, promet un contraste intéressant : des autos déjà patrimoniales, mais encore proches de l’époque où l’on découpait des photos dans les magazines. Parmi les annonces, certaines font lever les téléphones : Bugatti EB110, Venturi 400 Trophy, Jaguar XJ220, Porsche Carrera GT. Le point commun n’est pas la puissance (trop facile), mais la rareté industrielle : chacune est un chapitre un peu à part dans l’histoire de sa marque, un moment où l’ingénierie a pris le pas sur le consensus.
À ce stade, une question revient chez les collectionneurs : comment exposer une auto “encore récente” sans l’affadir ? La réponse tient dans le choix des modèles : ceux qui portent une solution technique, une ambition, un risque. Ce plateau-là, bien travaillé, sert aussi d’école du regard pour le visiteur qui vient pour une 4L et repart en comprenant pourquoi une Venturi de piste mérite sa place.
Reste un autre nerf de l’événement : les marques qu’on n’attend pas, celles qui font lever un sourcil avant de faire naître un sourire. C’est l’objet de la section suivante, entre Opel, Lyon industriel et courses françaises.
Animations et plateaux “culture mécanique” : pompiers, marques lyonnaises, Ligier et BBM pour sortir du déjà-vu
Un salon qui se contente d’aligner des carrosseries finit par ressembler à une vitrine de bijoutier : ça brille, mais on n’entend plus le bruit de l’atelier. Les animations et expositions thématiques d’Epoqu’Auto 2025 évitent ce piège en mettant de la mécanique dans l’histoire, et de l’histoire dans la mécanique. Ici, le visiteur passe d’un camion de secours à une monoplace, puis à un constructeur local disparu. C’est décousu ? Non, c’est le patrimoine automobile : un patchwork cousu à la main.
Le Musée des Sapeurs-Pompiers : l’affiche, et un plateau qui parle service avant prestige
L’affiche met en avant un Delaunay-Belleville MF6 de 1923, annoncé comme construit à six exemplaires. Le choix est malin : Delaunay-Belleville évoque un luxe d’avant-guerre, mais ici c’est un luxe au service de l’urgence, un outil dimensionné pour une époque où la fiabilité était une question de vie. Le plateau prévoit 20 véhicules, principalement dans le Hall 4, avec des noms qui sentent l’acier épais : Autopompe Vermorel (1910), Fourgon Mixte GAK 17 pour les feux urbains, ou encore un Camion-Citerne Feux de Forêts Moyens Sinpar Castor (1965). Chaque engin raconte une évolution : des matériaux, des pompes, des gabarits, et des missions.
Des animations réservées aux enfants sont annoncées, et un tarif réduit pour les pompiers et anciens pompiers. Là, le salon fait quelque chose d’utile : il relie les véhicules à ceux qui les ont servis, et pas seulement à ceux qui les collectionnent.
“L’aventure des marques lyonnaises” : quand la région redevient une carte industrielle
Le Hall 7 met en avant des rétrospectives de marques françaises disparues, et l’édition 2025 se concentre sur les marques lyonnaises. Le chiffre frappe : l’existence annoncée de 100 constructeurs lyonnais entre 1896 et 1947. Quatorze véhicules retraceraient cette histoire, avec des noms qui n’occupent plus les conversations que dans les ateliers spécialisés et les bibliothèques bien rangées : Audibert et Lavirotte, Cottin Desgouttes, Rochet Schneider, Pilain, Luc Court, Vermorel, et même Fournier Marcadier pour un lien plus proche. Ce plateau, bien lu, rappelle une chose : la France automobile ne s’est pas écrite uniquement à Paris ou à Sochaux, mais aussi dans les villes d’usines, de soieries, de fonderies.
Ligier en galerie : 55 ans de course, de la JS27 (1986) à la JS33 (1989) et au-delà
Dans la galerie du Hall 6, Ligier occupe l’espace avec un fil chronologique annoncé sur 55 années de compétition. Les voitures proviennent du Conservatoire de la monoplace de Magny-Cours et des réserves de Ligier Automotive. Le visiteur croise une JS27 (1986), une JS33 (1989), et la JS2 de route dans sa version récente, plus sa déclinaison compétition. Ce mélange est instructif : Ligier n’est pas seulement une aventure de paddock, c’est aussi une manière d’exporter un savoir-faire vers la route, en gardant une logique d’assemblage et de solution technique.
Autodiva et BBM : cinquante voitures de course, une histoire à recoudre
Le magazine Autodiva met à l’honneur BBM, constructeur de course ayant produit une cinquantaine d’autos entre 1969 et 1975. Dix voitures sont annoncées, dont des C1 équipées de moteurs aussi inattendus que désirables sur papier : V12 Lamborghini ou BMW M10. L’évocation des C2 engagées dans le Challenge Simca (avec une victoire BBM en 1972) donne un ancrage. Là encore, le plateau sert à réparer un oubli : ces marques de niches ont fait l’écosystème des courses, comme les artisans font l’écosystème de la restauration.
Quand l’œil a pris sa dose de patrimoine, reste une autre faim : celle de la pièce, du bon fournisseur, du bon conseil. C’est l’univers des pros et de la bourse, où la passion se mesure parfois au millimètre de filetage.
La bourse aux pièces, les pros et la restauration voiture : comment préparer une visite utile (et sauver son portefeuille)
Un salon auto comme Epoqu’Auto 2025 n’est pas seulement un musée temporaire. C’est un marché, au sens noble : un endroit où l’on échange de l’information, du service, des pièces, et parfois des promesses. Avec 560 entreprises annoncées, la densité est telle qu’une visite “au hasard” finit souvent en fatigue et en achats impulsifs : une housse de siège avant d’avoir contrôlé la mousse, un feu arrière avant d’avoir regardé la référence, un bidon de produit miracle avant d’avoir lu la fiche technique. L’objectif est simple : transformer la journée en récolte utile.
Une méthode de visite qui ressemble à un plan d’atelier
Le passionné qui restaure sait qu’on ne commence pas par la peinture. Au salon, c’est pareil : il vaut mieux commencer par les besoins “structurels” (pièces introuvables, fournisseurs de refabrication, spécialistes d’un modèle) puis finir par l’agrément (miniatures, automobilia). L’intérêt d’un grand rendez-vous comme celui-ci, c’est la comparaison directe : deux vendeurs de joints, trois selliers, quatre assureurs collection, et des experts qui n’ont pas tous la même grille de lecture. Un même problème, plusieurs solutions, et une décision qui se prend avec des éléments concrets.
Quelques noms de professionnels cités dans l’écosystème du salon reviennent souvent dans les conversations de paddock ou de parking : Garage Clément, Melun Rétro Passion, Une de Sauvée, Ichard. Pour l’équipement et les produits, les visiteurs croisent des spécialistes comme Restom, LaserCar, Car Cover, Compagnie de la Housse, Tapis de Luxe. L’important n’est pas de collectionner les cartes de visite ; l’important est de repartir avec un contact qui répond, un délai réaliste, et une référence de pièce notée proprement.
Checklist courte : cinq questions à poser avant d’acheter une pièce “rare”
- Quelle référence exacte (origine, refabrication, équivalence) et pour quels millésimes ?
- Quel état réel : NOS (New Old Stock), reconditionné, occasion démontée ?
- Quelle politique de retour si la pièce ne monte pas ou si l’ajustement est mauvais ?
- Quel conseil de montage (couple de serrage, joint conseillé, compatibilités) ?
- Quel délai de réassort si une deuxième pièce devient nécessaire (symétrie gauche/droite, doublon) ?
Cette liste a l’air austère, mais elle évite les erreurs chères : un mauvais ajustement de tôle, un caoutchouc trop dur, une refabrication approximative. L’humour du salon, c’est qu’on y achète parfois un problème emballé dans du papier bulle ; la méthode sert à n’acheter que des solutions.
Ventes Osenat : trois jours, trois atmosphères, et une lecture du marché
Le salon s’appuie à nouveau sur Osenat pour les enchères, avec trois ventes distinctes : motos le vendredi, youngtimers le samedi, automobiles de collection le dimanche. Pour un visiteur qui n’achète pas, ces ventes restent un observatoire : elles montrent ce qui se vend, à quel niveau, et quels détails font la différence (provenance, dossier, cohérence, état). Le collectionneur aguerri regarde les lots comme un mécanicien écoute un moteur au ralenti : les petites irrégularités disent plus que le discours.
Rencontres et stands médias : le salon comme place de village mécanique
Les rendez-vous de ce type vivent aussi par ceux qui racontent et documentent. Des équipes médias spécialisées annoncent leur présence, avec stands, reportages et petites animations de stand. L’intérêt est double : capter l’ambiance et repérer des autos que l’on n’aurait pas vues autrement. Certains stands jouent aussi la carte de l’objet “à gagner” exposé, comme une Opel Calibra d’édition spécifique présentée dans un thème du salon, remise en état avant l’événement. Le clin d’œil est bon : la loterie attire, la voiture retient, et la discussion commence sur des sujets concrets (pièces, peinture, sellerie, faisceau).
Une fois l’organisation, les plateaux et la bourse compris, reste à finir la visite proprement : motos, microcars, clubs, et ces villages thématiques où l’on passe d’une marque à l’autre comme on feuillette un album. Cela mène naturellement vers la dernière ligne droite, plus communautaire.
Clubs, motos et zones thématiques : l’autre moitié d’Epoqu’Auto 2025, celle qui se discute au-dessus d’un carburateur
Il y a une règle simple : les voitures anciennes se conservent par la passion, mais elles se maintiennent par le réseau. À Epoqu’Auto 2025, les clubs jouent ce rôle de courroie de distribution : ils synchronisent les connaissances, les pièces, les bonnes adresses, et parfois les erreurs à éviter. L’édition annonce plus de 200 clubs, dont 18 nouveaux. Derrière le chiffre, il y a une réalité : chaque club représente des dossiers, des refabrications, des solutions de compatibilité, des références de peinture, des schémas électriques sauvés de l’oubli.
Les clubs : cartographie vivante de la collection
Quelques arrivées annoncées attirent l’œil : des clubs SAAB, la Fédération Panhard, La Manivelle, ou des clubs orientés modèles et utilitaires comme Colorale. Les regroupements par marque facilitent la visite : les clubs Citroën et Peugeot (souvent annoncés à 27 clubs chacun) se retrouvent traditionnellement dans le Hall 5. Deux villages thématiques sont annoncés dans le Hall 2 : village des Anglaises et village des Italiennes. Ces zones ont un effet curieux : elles font tomber les barrières entre “marques rivales”. Devant une anglaise à carburateurs SU et une italienne à doubles corps, les discussions se rejoignent vite sur les mêmes sujets : richesse, avance, étanchéité, et patience.
Les clubs Renault sont annoncés regroupés autour de l’espace du losange, avec des anniversaires de Renault 16, Renault 10 et Renault 30, et une présence annoncée de la Renault 5 Turbo 3E. Même sans s’éparpiller sur l’actualité du neuf, l’intérêt ici est patrimonial : mesurer comment une marque orchestre ses anniversaires, et comment elle parle aux collectionneurs.
Hall 2 : motos, microcars et machines qui sentent l’huile de boîte
Le Hall 2 accueille les deux-roues et des objets roulants à la frontière. Le plateau Microcars annonce 400 m² et environ 30 microcars françaises, avec des vedettes attendues comme Isetta Vélam et Vespa 400. Ici, le charme ne tient pas à la performance ; il tient à l’ingéniosité. Ces engins rappellent une époque où l’on concevait avec des contraintes de matière, de fiscalité, de motorisations souvent issues de la moto. C’est un atelier d’idées, plus qu’un alignement de curiosités.
Le plateau Fantic Motor, soutenu par le club Fantic France, annonce 25 motos orientées enduro, cross et trial, avec notamment une Fantic 125 XMF championne de France d’enduro en 1981. L’histoire est là : une machine de compétition n’a pas besoin d’être grosse pour être sérieuse. Enfin, Spirit of Speed doit présenter une trentaine de motos de circuit, de 50 à 1000 cm³, dont de nombreuses japonaises. Le visiteur qui ne connaît pas la moto y apprend vite que la rigueur de préparation se lit sur un freinage, une ligne de chaîne, un carénage ajusté.
Opel : le contrechamp germanique, entre routières rares et rallye
Le plateau Opel, monté par des clubs et partenaires, a l’intérêt de sortir des réflexes hexagonaux. Dans le Hall 2, il est question d’Opel de compétition, avec une Opel Manta 400 Groupe B ex-Guy Fréquelin, et une Opel Kadett B de rallye. Côté route, des autos peu vues en France sont annoncées : Opel Omega 6 portes, Opel GT (1969), Opel Diplomat V8 (1973), sans oublier des Opel Corsa et Opel Calibra des années 90. L’ensemble fait un plateau pédagogique : on passe de la voiture familiale longue comme un jour de pluie à la propulsion sportive, et l’on comprend comment une marque structure une gamme.
À ce stade, le guide incontournable a posé la carte, les plateaux, les pros et les clubs. Reste à verrouiller les dernières questions qui reviennent avant d’acheter un billet ou de prévoir le week-end.
Quels sont les horaires exacts d’Epoqu’Auto 2025 et à quoi sert la nocturne ?
Epoqu’Auto 2025 se tient du vendredi 7 au dimanche 9 novembre 2025 à Eurexpo Lyon-Chassieu. Horaires : vendredi 9h–22h (nocturne), samedi 9h–19h, dimanche 9h–18h. La nocturne du vendredi permet de visiter avec plus d’aisance, de repérer les expositions et stands de pièces, et de revenir le samedi avec un plan plus efficace.
Combien coûte l’entrée et existe-t-il un billet sur plusieurs jours ?
En prévente, l’entrée adulte est annoncée à 16 €, et un billet 2 jours (nouveauté) à 30 €. L’entrée est gratuite pour les moins de 12 ans. Le billet 2 jours est pertinent pour profiter des plateaux et de la bourse aux pièces sans transformer la visite en marathon.
Quelles expositions autos sont incontournables pour un passionné de patrimoine ?
Parmi les expositions marquantes : le plateau DS pour les 70 ans (avec un parcours de 1956 à 1975), le plateau rallye célébrant les 40 ans de la Peugeot 205 Turbo 16 avec cinq versions compétition, le focus sur les marques lyonnaises (14 véhicules) et la galerie Ligier retraçant 55 ans de course.
Comment profiter de la bourse et des pros quand l’objectif est une restauration voiture ?
Il est conseillé de venir avec une liste de références et de prioriser les achats techniques (pièces difficiles, fournisseurs spécialisés, services de restauration) avant l’automobilia. Avant d’acheter une pièce, vérifier la référence exacte, l’état (NOS, reconditionné, occasion), les conditions de retour et les conseils de montage. Avec 560 entreprises annoncées, la méthode évite les achats impulsifs.
Y a-t-il des ventes aux enchères pendant le salon et comment s’organisent-elles ?
Oui, Osenat organise trois ventes sur le week-end : motos le vendredi, youngtimers le samedi, automobiles de collection le dimanche. Même sans acheter, ces ventes servent d’observatoire du marché : cohérence des dossiers, état réel et provenance pèsent souvent plus que la seule rareté affichée.